Appel à film

Festival « Si la Terre tourne… »

Durant un week-end, le 3 et 4 septembre 2022, le village de Reugny (37) accueille un festival de cinéma unique en son genre. Un parcours de projection chez l’habitant !

Le film doit correspondre aux critères suivant :
– Court-métrage de moins de 30 minutes (En FR ou VOST FR)
– Thème : l’écologie (Au sens large)

La fête du court-métrage

Qu’est ce que La Fête du court métrage ?
Manifestation annuelle, La Fête du court métrage est née de la volonté de mieux faire connaître le court métrage au plus grand nombre. Pendant une semaine, cinéphiles ou néophytes, jeunes publics, familles et passionnés, explorent la magie du court, partout en France et à l’international, à l’occasion de cette grande fête gratuite et ouverte à tous.

À chacun sa fête !
Chaque année, La Fête du court métrage élabore une programmation officielle – avec le soutien de L’Agence du court métrage – pensée pour valoriser le meilleur du court, s’adresser à tous les âges et publics et mettre en avant les grand(e)s réalisateurs(rices) de demain.
Cette programmation est rendue accessible gratuitement à tout lieu ou personne souhaitant diffuser des programmes de films courts durant la période de l’évènement.

Courts métrages à volonté
Au-delà des projections organisées partout en France et à l’international, La Fête du court métrage est aussi l’occasion d’animations, rencontres ou encore ateliers d’éducation à l’image dans plusieurs villes ambassadrices. Pour participer, échanger, fabriquer, apprendre et amener le cinéma à la portée de tous.

Etre membre d’un jury

Je vous propose des extraits d’un article de Dina Iordanova paru dans « The conversation »  le 19 novembre 2017

 

Les membres d’un jury ne sont pas un groupe d’amis qui passent d’un festival à l’autre. En général, les jurys sont composés d’individus avec des parcours et des origines différentes, qui se connaissent très peu entre eux. On se rencontre le premier jour du festival et, après la soirée de clôture, il est probable que nos trajectoires ne se recroisent jamais.

En quelques jours, nous devons nous accorder sur des sujets qui touchent tous les aspects de nos préférences esthétiques, et mettre à l’épreuve nos principes éthiques et politiques. Pour que l’expérience soit significative, l’interaction au sein du jury doit reposer sur la reconnaissance et le respect de la diversité. Un ego pas trop marqué et un bon sens de l’humour facilitent grandement les échanges.

Après quarante heures de visionnement, trois heures de discussion ont été nécessaires pour nous décider sur les cinq documentaires à récompenser. Nous avons procédé par présélections et de classements. En tant que jurés, donner la faveur aux films qui apparaissaient sur la plupart de nos listes a été la chose la plus aisée. Le débat le plus intense était réservé aux films qui n’avaient pas été choisis de façon unanime. Au final, il ne s’agit pas de compromis mais de consensus.

Traduit de l’anglais par Mathieu Lericq

 

Angers Loire minute films

logo premiers plans« Angers Loire Minutes Films » : 

                         concours de films de 3 minutes

 
Participez au concours ouvert à tous les amoureux du cinéma des 29 communes Angers Loire Métropole jusqu’au 14 décembre 2021 !
 
photo : « Thelma et Louise » de Ridley Scott (1991) – rétrospective « évasion » 2022
 

• réalisez votre film de trois minutes maximum (générique exclu) sur le thème «ÉVASION !».
• envoyez le à actionculturelle@premiersplans.org en format HD avant le mardi 14 décembre minuit.
• bon plan : chaque participant reçoit 1 place pour le Festival.

ET VOUS POURREZ GAGNER…
• la projection de votre film au Festival Premiers Plans
• des places pour le Festival
• un an de cinéma aux 400 coups d’Angers !

L’extinction du droit à l’image à cause de mort

Alors que la tendance actuelle est à la résurrection numérique de personnalités décédées, la Cour de cassation, dans un arrêt rendu le 31 janvier 2018, réaffirme sans surprise que le droit à l’image s’éteint au décès de son titulaire.

Faisant régulièrement l’objet de décisions judiciaires, les enregistrements d’Henri Salvador se retrouvent une nouvelle fois devant les juges du Quai de l’Horloge.
Une société de production musicale a exploité et commercialisé des compilations de l’auteur avec l’image de l’artiste, au moment des faits décédé, reproduite sur les pochettes des disques édictés.
La veuve et légataire universelle d’Henri Salvador reprochait donc à la société de production musicale d’avoir, sans son autorisation, exploité et commercialisé l’image de son défunt mari et d’en avoir tiré un profit pécuniaire à son détriment.
Selon la requérante, le droit à l’image revêt une dimension patrimoniale et peut, dès lors, être transmissible à cause de mort, tel un bien monnayable en raison de sa qualification de bien. Tel était ici l’argument développé dans le moyen du pourvoi.
Or, la dimension patrimoniale du droit à l’image est bien écartée par les juges de la Haute Cour qui relèvent que le droit à la vie privée, et plus spécialement le droit à l’image, en tant que droit extrapatrimonial n’appartient qu’aux vivants. A ce titre, est incessible, insaisissable et intransmissible entres vifs et à cause de mort.
En effet, l’article 9 du Code civil, et par extension l’article 8 de la CEDH, consacre le droit pour toute personne quelle que soit sa notoriété, au respect de sa vie privée ainsi qu’à celui de disposer de son image. Ce droit permet notamment à l’individu de s’opposer à toute diffusion réalisée sans son autorisation. En tant que droit de la personnalité, extrapatrimonial, il s’éteint au décès de son titulaire et est intransmissible aux héritiers.
Cette décision ne constitue, à ce titre, qu’une nouvelle illustration de la portée du droit à l’image.
En revanche, du vivant l’artiste, ce dernier avait obtenu gain de cause pour atteinte à son image en raison de l’utilisation sans son autorisation d’une photographie, qui plus est de mauvaise qualité, le représentant sur des pochettes illustrant une compilation de ses chansons. Les juges avaient expressément retenu que tout individu a le droit de s’opposer à la reproduction de son image hormis le seul cas de l’exercice de la liberté d’expression. Or, selon les juges, la reproduction d’une photographie sur une compilation constitue bien un acte d’exploitation commerciale et non l’exercice de la liberté d’expression. Dès lors, toute exploitation de l’image est soumise à l’obtention d’une autorisation préalable[1].
Les juges n’auront cependant pas eu la même clémence envers la veuve de l’artiste dans cette affaire, aux faits similaires, en rappelant que « le droit à l’image, attribut de la personnalité, s’éteint au décès de son titulaire et n’est pas transmissible à ses héritiers ». Les juges ont, pour justifier leur décision, exclu la nature patrimoniale du droit à l’image en retenant qu’il n’existe pas de droit à l’image post-mortem.
Une telle solution, loin d’être restreinte au cas d’espèce, permet de tracer une frontière dans les modalités d’utilisation de l’image d’un artiste vivant ou décédé.

Par Sofia Schein
Stagiaire du cabinet entre avril 2018 et juillet 2018.

[1] Cass. civ. 1re, 24 sept. 2009, no 08-11.112

Quel est le premier film de l’histoire du cinéma ?

Je vous propose un article paru en mai 2019.

 

par Mathilde Secci (https://lesavaistu.fr/)

Regarder des films projetés sur des écrans, ou à partir de plateformes spécialisées, est devenu une habitude. Alors que l’art cinématographique tend à atteindre son apogée, il est légitime de se demander quel est le premier film de l’histoire du cinéma. Vous découvrirez également un autre mystère… Moteur, action !

Les frères Lumière

Auguste et Louis sont nés respectivement en 1862 et en 1864. Leur père Antoine Lumière était à la fois peintre et photographe. Il n’est donc pas étonnant que les deux frères soient, par la suite, attirés par les innovations en art visuel. Antoine Lumière fonde un studio photo à Lyon vers 1870, après avoir fui les armées prussiennes de l’est de la France. Il soutient ses fils dans leurs inventions : il commercialise l’Étiquette Bleue, procédé photographique conçu par son fils Louis. Grâce à cela, la famille Lumière dispose au fur et à mesure d’une petite fortune.

premier film cinema
Auguste et Louis Lumière (respectivement à gauche et à droite). Crédits : Wikimedia Commons

À l’aube du XXe siècle, des hommes de science tels que Thomas Edison s’intéressent aux méthodes pour mettre les images en mouvement. Antoine Lumière pousse ses fils à également s’intéresser à ces innovations. C’est ainsi qu’est né le Cinématographe Lumière en 1895. C’est dans le brevet que le procédé de fonctionnement du cinématographe est expliqué :

« On sait que les épreuves chrono-photographiques donnent l’illusion du mouvement par la succession rapide sous les yeux de l’observateur d’une série de photographies, tirées à intervalles rapprochés, d’objets ou personnages en mouvement. Notre invention consiste en un nouvel appareil servant à l’obtention et à la vision de ces épreuves. »

L’histoire du cinéma se met alors en marche et les Lumière entreprennent de tourner et de projeter leur premier film. 

« La sortie des ouvriers de l’usine Lumière »

Il s’agit du nom du premier film des frères Lumière. Ils ont filmé les ouvriers et ouvrières de l’usine Monplaisir, où étaient fabriquées les fameuses Étiquettes Bleues. Le titre provient simplement du fait que les travailleurs quittaient les hangars. Le 28 décembre 1895, les frères Lumière décident de montrer leur réalisation au grand public. L’entrée était payante, comme aujourd’hui ! C’est donc ainsi que débutent les premières projections en salles. Ce film dure cinquante secondes et est en noir et blanc, mais ce n’est qu’un début. Le film des Lumière qui reste néanmoins le plus connu est L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat. D’après une légende, les spectateurs auraient eu peur du train sortant du champ de la caméra, avec l’impression qu’il leur fonçait dessus. Face au succès de leur invention, les frères Lumière font ouvrir des salles de cinéma en Europe et même à New York. Ils auraient produit plus de mille films en tout, laissant ainsi des preuves de leur passage dans l’Histoire.

Un oublié de l’histoire du cinéma

Tandis que les frères Lumière ont réussi à se faire connaître dans le monde entier grâce à leur cinématographe, un autre inventeur est laissé de côté. Son nom est Louis Aimé Augustin Le Prince. Né dans la ville de Metz en 1841, cet ingénieur français s’intéresse également aux images en mouvement. En 1886, il dépose un brevet : Méthode et appareils pour reproduire des images animées de scène naturelle et de la vie. Mais c’est deux ans plus tard, en 1888, qu’il parvient à obtenir des résultats concluants. Il invente la première caméra capable de filmer vingt images par seconde et tourne quelques films très courts, qu’il parvient même à projeter sur écran. C’est donc bien avant Auguste et Louis Lumière qu’il crée les premiers appareils cinématographiques. Le destin n’a cependant pas voulu que Le Prince soit, aux yeux du monde, l’inventeur du cinéma. Alors qu’il comptait projeter ses films au public à New York, il disparaît mystérieusement durant son voyage vers Paris.

 
 
La police n’a retrouvé ni corps ni effets personnels. Ses travaux sur le cinéma, ainsi que ses appareils, sont confisqués et mis de côté, sans personne pour continuer de les développer.
 
Vous en savez désormais plus sur le premier film de l’histoire du cinéma, ainsi que sur les personnes et les inventions qui ont permis de le projeter !
 

Pourquoi le cinéma nous manque en cette période de quarantaine

Je vous propose ce texte qui date d’un an, mais qui est toujours d’actualité.


par Valérie de Marnhac (https://rcf.fr/la-matinale/)

 
À cause du coronavirus, le secteur de la culture est à l’arrêt, les salles de cinéma sont fermées. C’est l’occasion de se demander ce que nous allons chercher au cinéma depuis 120 ans.
 

Avant tout bien sûr, le cinéma c’est un plaisir, le plaisir d’une sortie à deux, en famille, entre amis. Le plaisir de partager des émotions, des sensations fortes sur grand écran, surtout quand les studios de production se déploient en imagination et en effets spéciaux.
Le cinéma, c’est aussi le rêve, l’évasion, l’ouverture vers un ailleurs quand la réalité est morose ou difficile. Le cinéma, c’est réaliser qu’il y a un autre, là sur l’écran, en face de nous, et même un tout-autre plus grand que nous.
Car oui, aller au cinéma, c’est faire l’expérience de quelque chose qui nous dépasse et qui peut nous redonner foi en l’Homme. C’est en ce sens que Jean-Luc Godard disait : « Aller au cinéma, c’est lever la tête, regarder la télévision, c’est la baisser. » Aller au cinéma, c’est aussi faire l’apprentissage de la vie, pour les jeunes, ou pour les moins jeunes !
Qui n’a pas sa petite liste en tête de films qui l’ont marqué et aidé à grandir, à l’adolescence ou plus tard? Sinon, je vous encourage à en commencer une, à tout âge ! À ce propos, le critique Alain Bergala écrivait : « Chacun porte sa liste comme un paysage énigmatique à déchiffrer. Les rencontres au cinéma sont souvent celles de films qui ont un temps d’avance sur la conscience que nous avons de nous-même et de notre rapport à la vie. »

Car aller au cinéma, c’est faire une rencontre, avec des lieux, des personnages, des histoires, des drames, des joies. Et ce sont toutes ces émotions-là qu’ont expérimenté pour la première fois les spectateurs du Salon indien du Grand Café, le 28 décembre 1895, à Paris. Et contrairement à la légende, ils ne se sont pas enfuis en voyant entrer le train en gare de La Ciotat mais furent tellement subjugués que l’aventure du cinématographe pouvait enfin commence

Les femmes au cinéma

Le 3e Œil Angers vient de désigner Françoise Brémaud comme  première présidente du club. Voyons quelle est la place des femmes, dans le monde du cinéma.

Une séance presque parfaite est une série créée et écrite par Fabrice de Boni, Axel Lattuada et Marc de Boni Réalisée par Fabrice de Boni Interprétée par Axel Lattuada Produite par Première Média et Mia Productions Avec le soutien du CNC Talent.