Retour sur les rencontres régionales de l’UCCVO

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Le Courrier de l’Ouest, publié le 04/05/2020

Cinéma. Un Angevin emporte le grand prix du festival régional de courts-métrages

« Satan », de Jean-Claude Michineau, parle du thème très actuel des violences conjugales.

Jean-Claude Michineau, lors du tournage de « Satan »avec l’illustrateur Louis Adrien Brosseau.

Le dernier week-end d’avril avaient lieu les rencontres régionales annuelles du court-métrage, un concours qui a réuni 38 fictions, reportages, documentaires et animations.

C’est traditionnellement dans les locaux du cinéma associatif de Montjean-sur-Loire qu’ont lieu chaque année les rencontres régionales du court-métrage (Bretagne et Pays de la Loire). Mais pour 2020, le Covid-19 a dû laisser tous les spectateurs de ce concours devant leur écran de télévision, tout comme les cinq jurés qui ont délibéré, chacun chez soi, en vidéoconférence.

Cinq films angevins récompensés

Le 3e Œil-Angers présentait sept des 38 films de ce concours. Et c’est le reportage « Satan », de Jean-Claude Michineau, qui a obtenu le Grand prix de ces rencontres, ainsi que le Prix du public. Ce court-métrage est le fruit de l’émouvant témoignage d’Alison Pertué sur les violences conjugales qu’elle a subies, ce que nous avions largement évoqué dans nos colonnes, avec les illustrations de Louis-Adrien Brosseau.

« New born man » réalisé de Stéphanie et Jérôme Lebeau, également cinéastes du 3e Œil-Angers a également eu les honneurs du palmarès en remportant le prix de la meilleure fiction.

Enfin, « Produire bien et manger bon » de Laurent Landais a reçu le prix de l’écologie et de l’environnement ; « Abdou » de Françoise Bremaud et « Le Prix de la passion, le goût de la patience » d’Yves Perdriau ont été récompensés d’un Ouestern.

« Satan » et « New born man » ont été sélectionnés pour le festival national qui aura lieu à la fin du prochain mois de septembre à Soulac-sur-Mer.

Bilan des 72e Rencontres

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Comme chaque année, juste après la traditionnelle galette, nous avons commencé à guetter ce que chaque réalisateur du club mijotait dans ses disques durs. Il y a traditionnellement des années hautes et des années basses …
2020 se présentait sous les meilleurs augures ! Il n’y avait pas moins de 7 films et demi. Pas encore le niveau de Fellini qui avait atteint 8et demi, mais quand même …
Le demi étant le film réalisé par Jean-Claude Michineau en collaboration avec nos amis nantais en Côte d’Ivoire, à propos de football « non-conventionnel ».
Nous avions donc toutes les raisons d’attendre avec sérénité la présentation de tous ces films aux Rencontres Régionales de Montjean, le dernier week-end d’avril. Des heures de travail acharné, de  tournage, de montage, de remontage, de postproduction, de sonorisation, etc… justifiant les lauriers que ne manquerait pas de décerner le jury !

Entre temps, des chauve-souris frayant avec des pangolins à l’autre bout de la planète en ont décidé autrement …

Les responsables de notre Fédération ont été contraints d’annuler les rencontres tant attendues. Adieu Ouesterns, Grand Prix, Meilleur Scénario, Meilleur Reportage et autre Prix du Public !
Toutes ces heures, cette énergie, ces espoirs pour rien ?
Rendons hommage à tous ceux – et ils sont nombreux – qui ont phosphoré, se sont retroussés les manches, ont maîtrisé les dernières technologies pour que cette noble cause ne soit pas perdue !
Les jurés ont pu visionner les films et délibérer sereinement dans leur confinement. Tous les membres de tous les clubs ont pu voir l’ensemble des films en compétition. Un exploit !

Le palmarès ? Un cru moyen dans l’ensemble, au niveau régional, mais une fois de plus le 3ème Œil Angers tire son épingle du jeu de façon plus qu’honorable : 5 films récompensés, dont le Premier Prix et le Prix du Public !
Toutes nos félicitations à Jean-Claude Michineau, Françoise Brémaud, Yves Perdriau, Laurent landais, Jérôme et Stéphanie Lebeau ! Et nos encouragements à ceux qui sont restés au pied du podium …
Rendez-vous en avril 2021, sans chauve-souris, ni pangolins !

Claude Benhammou

Le bilan de nos “rencontres” fait par le jury

Rencontres régionales confinées de l’UCCVO

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Le dispositif qui permettra à nos traditionnelles rencontres régionales est aujourd’hui bien en place. De chez eux, les jurés pourront visionner les films qui leur ont été adressés par voie postale, et ainsi établir un palmarès. Le comité UCCVO a insisté pour que les membres de ce jury présidé par Marielle Marsault visionnent le programme dans l’ordre qu’a établi par tirage au sort, Alain Valade (pièce jointe). Après chaque session d’environ 85 minutes (couleurs sur le document en pièce jointe), le jury se réunira grâce à l’application Zoom, et discutera des films qu’il vient de visionner. Nous avons voulu, dans la mesure du possible, que les conditions le déroulement des projections se déroulent au plus proche de celles qui président normalement à nos rencontres régionales.

En principe, ces rencontres devraient se dérouler le week-end prochain, à partir du vendredi matin. Actuellement, l’un des jurés n’a pas encore reçu les films du programme. Nous croisons les doigts pour que la poste puisse les lui livrer avant la fin de la semaine. Si tel n’était pas le cas, les rencontres devraient être reportées quelques jours plus tard et éventuellement le week-end suivant.

Par ailleurs, une proposition de Jean-Claude Simonney qui doit permettre à nos adhérents de visionner le programme de nos rencontres en léger différé, sur leur téléviseurs, a été accueille avec grand intérêt par le comité. Ce dispositif fonctionnera par l’intermédiaire de Viméo et sera financé par l’UCCVO. Jean-Claude communiquera en temps voulu le mode d’emploi de ce dispositif.

Par ce biais également, un prix du public pourra être organisé. La encore, le processus à utiliser vous sera indiqué dans les jours qui viennent.

Enfin, nos 72e rencontres UCCVO ne connaîtront certes pas la convivialité qui règne chaque année à Montjean-sur-Loire. Mais notre concours régional, et plus loin le festival national, seront sauvés.
Avec l’espoir que 2021 puisse nous permettre de retrouver nos marques amicales.

Jean Claude Michineau

 

A noter

Le 3e Oeil présentera à la compétition huit films dont une coproduction avec nos amis nantais du CVNA

Laurent Landais

 

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LE FESTIVAL RÉGIONAL DE MONTJEAN, CRU 2020

Nous attendions cet événement depuis bien longtemps !
Il faut dire que dans la vie de notre club, comme dans celle de tous les autres clubs de la région (UCCVO) et de toute la France (FFCV), c’est un repère important de l’agenda annuel !
Depuis des mois, les réalisateurs individuels, comme les équipes de réalisation, avaient affiné leurs montages, corrigés les raccords, optimisés les bandes son. Ils avaient intégré les remarques et propositions faites par l’ensemble des adhérents, au cours des nombreuses séances de projection préparatoires…
Cette année, justement, nous avions huit films qui avaient franchi les sélections au niveau du club et qui pouvaient donc prétendre à des récompenses.
Hélas ! Cette fois-ci, le bug ne fut pas dans le dysfonctionnement d’une caméra vidéo, ni dans le processus de post-production numérique ! Il est arrivé, sournois, sans crier gare, invisible par la taille mais terrible par les effets, sous la forme d’un sinistre virus… Il aura eu raison de notre Festival, comme de toutes les manifestations populaires !
Même le Festival de Cannes, le plus grand festival de cinéma du monde, pourrait ne pas s’en remettre !
Nos organisateurs vont  faire délibérer le jury à huis-clos, ce weekend, pour préserver la sélection en vue de concourir au Festival National de Soulac-sur-Mer au mois de septembre. Mieux que rien…
Au niveau de notre club, une proposition sympathique a été formulée : se réunir pour un visionnage en commun des films sélectionnés, prétexte à un pique-nique convivial.
A la condition que le virus ait rendu les armes …
Nous en reparlerons !

Claude Benhammou

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Coronavirus, de jour en jour ton implication dans la vie de nos manifestations est de plus en plus importante. Bon nombre d’entre nous se sont consacrés depuis plusieurs mois à la réalisation de courts métrages afin de participer aux Rencontres Régionales du mois d’avril.
Coronavirus, vas-tu nous priver de ces journées conviviales que nous attendons avec impatience pour nous confronter aux talents de notre région ?
J’en ai bien peur hélas! au train où vont les choses.
Dans ce cas, s’agira-t-il d’un report ou d’une annulation pure et simple ?
A cette heure, nous ne pouvons qu’attendre et espérer.

Françoise Brémaud

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On a pu lire ou entendre telles ou telles critiques exprimées à propos du palmarès de notre dernier concours régional.Cela m’inspire cette réflexion, à la lumière de l’expérience que j’ai vécue au sein d’un jury, tant au niveau régional que national, il y a, certes, quelques années, mais, toujours d’actualité.
Juger un film est une démarche importante qui consiste à appréhender, à la fois, la dimension sensorielle et l’aspect émotionnel de celui-ci.
Appréhender la dimension sensorielle, c’est exprimer un avis objectif sur ce que nous voyons et entendons. Ceci fait appel à la vue et à l’ouïe et concerne, essentiellement, l’image et le son.
L’image : respect des techniques de prise de vue, de la grammaire cinématographique, entre autres. Mais, également, jugement sur l’esthétique, l’éclairage, le choix des cadrages, la continuité des couleurs (étalonnage). Cette énumération n’est que partielle …
Le son : qualité de la prise de son et du mixage, continuité dans la bande-son, absence de distorsions, de sautes et de bruits parasites, respect des bruits d’ambiance, originalité et pertinence des commentaires, choix des musiques, etc.
Appréhender l’aspect émotionnel, c’est exprimer notre propre ressenti vis-à-vis du fond, la manière dont nous adhérons, ou non, au sujet et à la façon dont il a été traité.
C’est, également, manifester le sentiment personnel que nous inspirent le contenu, les personnages, les décors, les paysages, les comédiens, notamment la maîtrise de leur emploi, comment ils entrent dans la peau de ceux qu’ils sont censés incarner… et cette liste est loin d’être exhaustive.
Enfin, c’est traduire notre façon de nous glisser, ou non, au cœur du film, de l’aimer, d’y être indifférent, ou de le détester.
Respecter ces règles fondamentales me semble la condition indispensable au maintien du niveau de nos productions qui ne doivent, en aucun cas, souffrir d’à peu près.
Ce n’est qu’à ce prix que nous outrepasserons la médiocrité de nombre de vidéos déversées quotidiennement sur certains sites et autres plateformes d’hébergement par des réalisateurs qui se proclament auto-formés et qui font fi de la grammaire cinématographique ainsi que de tous conseils qu’ils pourraient obtenir près de clubs de la FFCV, qu’au demeurant, ils ne fréquentent pas !
Le talent s’enracine dans le travail. Alors, filmons, respectons, peaufinons et … gagnons !

Yves Perdriau